Des
soldats canadiens mettent en
position un canon antichar durant
des combats de rue à
Ortona en Italie, 21 décembre
1943. |
| Photo
par Terry F. Rowe. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-107935. |
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L'Offensive
Au combat, le commandant d'un bataillon d'infanterie,
par exemple, recevra des ordres de son commandant
de brigade, pour mener une certaine action.
Pour y parvenir, il décide d'un plan
d'action déterminé par la tâche
en question et par sa connaissance du terrain.
Il tient alors une réunion pour transmettre
à ses officiers les ordres appropriés.
Le plan dépendra de la position des
troupes amies et ennemies, des ressources
et du support fourni par d'autres armes -
de l'appui tactique fourni par exemple par
des chasseurs-bombardiers.
Essentiellement, un ou plusieurs objectifs
à contrôler seront déterminés,
des positions d'importance stratégique
ou tactique, comme une ville ou une crête.
Lorsque les troupes se déplacent du
point où les ordres ont été
donnés jusqu'au point de rassemblement
(« Forming Up Point »
ou FUP), et ensuite de là vers le lieu
du combat, il est essentiel de savoir utiliser
les particularités du terrain pour
dissimuler le mouvement des hommes et pour
assurer la plus grande puissance possible
du feu de couverture. On établira donc
un plan d'utilisation de l'artillerie de support
pour permettre de couvrir le déplacement
en forçant l'ennemi à rester
à couvert. L'Infanterie utilise une
combinaison de tactiques de tirs et de déplacement,
c'est-à-dire qu'une unité tire
pour couvrir le déplacement d'une autre.
De cette façon, les troupes se rapprochent
de leurs objectif, où, à moins
que l'ennemi ne s'en soit retiré, suivra
le combat rapproché. Supposons que
l'attaque ait réussi, les étapes
suivantes sont la consolidation des positions
- réorganization des survivants et
mise en place de défenses pour parer
à une contre-attaque - et « nettoyage »
pour débarrasser le secteur de tout
élément ennemi subsistant. Une
des préoccupations principales dans
le choix des objectifs et dans la mise en
place des mesures défensives, une fois
l'objectif atteint, était de s'assurer
que les canons antichars soient rapidement
amenés en position; en effet, la doctrine
militaire allemande préconisait une
défense profonde derrière une
première ligne tenue légèrement
: aussitôt que celle-ci était
franchie, les blindés contre-attaquaient
immédiatement. On maintenait toujours
une force de réserve pour permettre
un peu de flexibilité dans l'exécution
du plan d'attaque. Il faut penser que, même
lorsqu'on appliquait à la lettre les
méthodes développées
dans les manuels de stratégie militaire,
les pertes en hommes, la confusion dans le
feu de l'action et la réaction de l'ennemi
pouvaient faire échouer les plans les
mieux conçus.
Le
Régiment d'infanterie
légère de la Princesse
Patricia en action sur une crête
près de Valguarnera en
Sicile, 20 juillet 1943. On
aperçoit au loin des
camions ennemis en flamme. |
| Photo
par Frank Royal. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-163670. |
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La Défense
Les théoriciens militaires britanniques
avaient compris qu'une défense linéaire,
comme les tranchées de la Première
Guerre mondiale, ne saurait résister
à une attaque de troupes équipées
de façon moderne; ils préconisèrent
donc durant la Seconde Guerre un système
de défense par zone : la position maîtresse
d'une zone donnée est occupée
par l'infanterie et ses armes de support,
qui établit tout autour des défenses
empêchant l'ennemi de se déplacer
à l'intérieur du territoire
contrôlé. Une force de réserve
mobile est utilisée pour contre-attaquer
toute pénétration ennemie à
l'intérieur de la zone. Les premières
lignes ne sont donc plus continues, comme
lors de la guerre précédente,
mais fluides et s'appuient l'une l'autre.
Tout comme les objectifs à attaquer,
les positions à défendre étaient
choisies en fonction de la stratégie
antichars. Les méthodes de défense
comprenaient, outre le tir bien entendu, le
camouflage pour permettre la riposte surprise,
l'utilisation judicieuse du relief, particulièrement
les positions en contre-pente qui permettent
de se déplacer sans crainte d'être
aperçus par l'ennemi, l'emploi de tactique
pour tromper l'adversaire, telles les fausses
lignes de défense, des postes d'observations,
des avant-postes devant les lignes pour donner
à celle-ci de la profondeur, et l'utilisation
d'obstacles, comme les mines ou les barrières
antichars, pour forcer l'ennemi à s'exposer
au feu et à se déplacer vers
les zones les plus favorables aux défenseurs,
le but étant d' « [amener]
l'ennemi là où il sera le plus
efficacement détruit »().
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