Centre Juno Beach | Le Canada et la Deuxième Guerre mondiale


Formations et armement l Dans les airs l La défense du territoire canadien: Le Corps de détection aérienne Bataille aérienne à Kiska Attaque du U-754 par le Hudson 625 du 113e escadron (BR), 3 juillet 1942 Attaque du U-604 par un Canso du 5e escadron (BR), 24 février 1943 Attaque du U-420 par le Liberator « A » du 10e escadron (BR), 26 octobre 1943
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Le Corps de détection aérienne
Sourire aux lèvres et jumelles au cou, ce membre du Corps de détection aérienne nourrit ses poules en même temps qu’elle assure la sécurité de son pays. Juin 1943.
Service d'imagerie de la Défense nationale, PL 17189.

En 1939, il aurait été facile pour des avions ennemis de s’approcher du Canada par les océans Atlantique ou Pacifique et de pénétrer au-dessus de son territoire sans être vus. En effet, le Canada ne possédait aucun système d’alerte par radar. Pour parer à cette éventualité, l’Aviation royale du Canada (ARC) met sur pied le Corps de détection aérienne (Aircraft Detection Corps) en mai 1940. Le principe en est fort simple et peu coûteux : des civils non rémunérés sont appelés à surveiller l’espace aérien et à informer les postes de l’ARC de toute activité suspecte.

Le personnel militaire assigné au Corps de détection aérienne veille à ce qu’un nombre suffisant de civils observent le ciel des régions que des bombardiers ou des avions de reconnaissance ennemis pourraient traverser. L’ARC distribue aux civils la documentation nécessaire pour les aider à reconnaître les différents modèles d’avions. Les compagnies de téléphone participent, pour leur part, en acheminant les appels sans frais jusqu’aux postes de l’ARC.

Ainsi, les observateurs du Corps de détection aérienne font office de système d’alerte anticipée avant la mise en place d’un réseau de stations radar. En fait, le déploiement d’un réseau efficace de détection aérienne par radar ne débute qu’en 1942, pour se poursuivre jusqu’en 1945. Vu la rareté des raids aériens sur le sol canadien, les membres civils du Corps de détection aérienne n’ont guère l’occasion de briller dans leur modeste rôle. Mais, leurs rapports permettent à l’ARC de retrouver rapidement des avions en difficulté dont on avait perdu le contact. Grâce à l’information reçue des civils, les secours sont dirigés plus efficacement vers les sites d’accidents.

Le Corps de détection aérienne se divise en trois régions qui relèvent du Commandement de la zone aérienne de l’Ouest, du Commandement de la zone aérienne de l’Est et, au centre du pays, du Quartier général de l’Aviation. Au moment d’être aboli, à la fin de 1943, le Corps de détection aérienne compte quelque 23 000 observateurs bénévoles.

À suivre: Bataille aérienne à Kiska