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Stanislaw Wladyslaw Maczek, né à
Lwòw (Pologne) le 31 mars 1892, décédé
à Édimbourg (Écosse)
le 11 décembre 1994. Officier de
l'Armée polonaise.
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Les généraux
de la 1re Armée canadienne
à Hilversum aux Pays-Bas,
le 20 mai 1945. Assis de gauche
à droite : Stanislaw
Maczek, 1re Division blindée
polonaise, Guy Simonds, 2e Corps
canadien, H.D.G. Crerar, 1re
Armée canadienne, Charles
Foulkes, 1er Corps canadien,
B.M. Hoffmeister, 5e Division
blindée. Debouts de gauche
à droite : R.H. Keefler,
3e Division d'infanterie, A.B.
Matthews, 2e Division d'infanterie,
H.W. Foster, 1re Division d'infanterie,
R.W. Moncel, 4e Brigade blindée,
S.B. Rawlins, 49e Division britannique.
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| Photo
par Ken Bell. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-137473. |
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De 1910 à 1914, Stanislaw Maczek
étudie les lettres et la philosophie
à l'Université de Lwòw.
Officier de réserve, il est appelé
à servir dans l'infanterie autrichienne
au cours de la Première Guerre mondiale.
Quand, en 1918, la Pologne déclare
son indépendance, Maczek se joint
aux forces armées de son pays.
Pendant l'entre-deux-guerres, Maczek suit
les cours de l'École supérieure
de guerre de Varsovie et il occupe plusieurs
postes de commandement. En 1938, il est
promu colonel et il reçoit le commandement
de la première unité blindée
de l'Armée polonaise, la 10e Brigade
de cavalerie motorisée.
En septembre 1939, la Pologne cède
au double coup asséné par
l'Allemagne à l'ouest et par l'Union
soviétique à l'est. Après
avoir opposé une farouche résistance
à l'envahisseur allemand, Maczek
et ses hommes passent en Hongrie et se dispersent
pour rejoindre en France le gouvernement
en exil du général Wladyslaw
Sikorski. Au printemps 1940, Maczek reforme
la 10e Brigade de cavalerie motorisée
et, avant d'avoir pu en compléter
l'entraînement, il lance dans la lutte
contre les Allemands qui marchent sur la
France. Après quelques semaines de
combats aux côtés des troupes
françaises, Maczek se voit contraint
d'ordonner à ses hommes la retraite
et l'abandon de leur équipement.
Il leur donne rendez-vous en Angleterre,
pour qu'ils viennent reconstituer une force
nationale libre.
Grâce à Maczek et à
Sikorski, la 1re Division blindée
polonaise est constituée le 25 février
1942 et placée sous les ordres de
Maczek. Le 1er août 1944, la Division
passe en Normandie : elle compte alors 16
000 hommes et près de 400 chars.
Le 5 août, les troupes du major-général
Maczek sont rattachées aux forces
du lieutenant-général Guy
Simonds pour renforcer le 2e
Corps canadien qui tente de briser la résistance
allemande afin d'effectuer une percée
vers Falaise. Les Polonais se battent aux
côtés des Canadiens lors des
opérations Totalize (7 au
10 août) et Tractable (14-16 août).
Le 19 août 1944, la 1re Division blindée
polonaise se trouve à l'avant-garde
de la Première Armée canadienne,
qui s'engage dans la formidable poussée
qui doit fermer la brèche de Falaise.
Le lendemain, coupés du reste de
la Première Armée canadienne,
plusieurs groupes de combattants polonais
affrontent l'Armée allemande lors
de violents combats dans la région
de Chambois et sur la colline 262 (« Maczuga »).
Malgré le manque de ravitaillement
et des pertes élevées, les
Polonais tiennent bon jusqu'au 21, quand
les troupes canadiennes peuvent enfin les
secourir.
Après quelques jours de repos, Maczek
et ses hommes participent à l'avance
canadienne jusqu'à la Seine, puis,
en août et en septembre, vers la Somme,
Anvers et l'Escaut. Le 28 septembre 1944,
la 1re Division blindée polonaise
passe sous le commandement du 1er Corps
britannique et se déploie dans la
région de la Meuse.
Sous les ordres de Maczek, la 1re Division
blindée polonaise rallie le 2e Corps
canadien le 8 avril 1945 pour l'avance finale
vers la Mer du Nord, à travers les
Pays-Bas et l'Allemagne. Les Polonais poussent
alors jusqu'à Wilhemshaven, la forteresse
de la Kriegsmarine. En ami 1945, Maczek
est promu lieutenant-général
et il reçoit le commandement du 1er
Corps polonais, stationné en Écosse.
La Seconde Guerre mondiale ne connaît
pas une fin heureuse pour Maczek et ses
combattants polonais. Ils étaient
prêts à donner leur vie pour
reconquérir la liberté de
leur pays, mais, à leurs yeux, celui-ci
n'a échappé à l'envahisseur
nazi que pour tomber sous la domination
soviétique. Après sa démobilisation,
Maczek choisit la Grande-Bretagne comme
patrie d'adoption et il se fixe à
Édimbourg. En 1961, il publie ses
mémoires intitulées Od
podwody do Czolga (Avec mes blindés).
En 1994, le général Maczek
meurt à l'âge avancé
de 102 ans et sa dépouille est inhumée
au cimetière militaire polonais de
Breda, aux Pays-Bas.
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