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Guy Granville Simonds, né à
Bury St. Edmunds (Angleterre) le 23 avril
1903, décédé à
Toronto (Ontario) le 15 mai 1974. Officier
de l'Armée canadienne.
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Le lieutenant-général
Guy Simonds passe en revue les
troupes du 2e Corps canadien
à Meppen, en Allemagne,
le 31 mai 1945.
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| Photo
par C.H. Richer. Ministère
de la Défense nationale
/ Archives nationales du Canada,
PA-159372. |
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Fils d'un militaire britannique établi
au Canada, Guy Simonds est trop jeune pour
combattre lors de la Grande Guerre. À
la fin des hostilités, de 1921 à
1925, il étudie au Royal Military
College de Kingston (Ontario) où
il obtient son diplôme avec mention
et se mérite de nombreuses distinctions
pour ses succès académiques,
sa conduite et sa discipline. En 1925, Simonds
entre dans la Force permanente canadienne
et sert dans la Royal Canadian Horse Artillery
à Petawawa et à Winnipeg.
De 1936 à 1938, le jeune capitaine
suit les cours du Staff College de Camberley,
en Angleterre. On y remarque son intelligence
et son excellente compréhension des
théories militaires et des problèmes
spécifiques à la guerre moderne.
À la fin du cours, Simonds reçoit
une recommandation très louangeuse
du commandant du collège.
À son retour au Canada, au printemps
1938, Simonds se joint au personnel du Royal
Military College. Les articles sur la guerre
mécanisée qu'il propose au
Canadian Defence Quarterly confirment
sa place parmi les penseurs les plus brillants
de l'Armée canadienne. Après
la proclamation de l'état de guerre
du 10 septembre 1939, Simonds, alors major,
est affecté au poste d'officier d'état-major
général, classe 2 de la 1re
Division d'infanterie. Il est stationné
en Angleterre avec sa division en décembre
1939.
En juillet 1940, Simonds est nommé
commandant du 1er Régiment de campagne
de l'Artillerie royale du Canada, un régiment
démoralisé qui a vécu
la déroute de Dunkerque. Ce poste
sera de courte durée; en novembre
1940, Simonds se voit chargé par
le général
Andrew McNaughton
de la mise sur pied d'un programme condensé
d'entraînement d'officiers, le Canadian
Junior War Staff Course.
Reconnu comme un homme d'une grande habileté
et comme un planificateur hors pair, Simonds
connaît une ascension fulgurante :
il est nommé officier d'état-major
général, classe 1 de la 2e
Division d'infanterie en mai 1941, commandant
de la 1re Brigade d'infanterie en septembre
1942 et, en avril 1943, commandant de la
1re Division canadienne d'infanterie. Il
est alors major-général.
Simonds connaît sa première
expérience de combat à la
tête de la 1re Division d'infanterie,
à l'occasion de l'invasion de la
Sicile. Il organise habilement blindés,
artillerie et infanterie et dirige ses troupes
avec assurance lors des batailles de Nissoria,
d'Agira et de Regalbuto, ce qui lui vaut
d'être remarqué par le commandant
de la 8e Armée, le général
Bernard
Montgomery. Du 1er novembre 1943
au 29 janvier 1944, Simonds commande la
5e Division blindée canadienne. Puis,
en janvier 1944, il est promu lieutenant-général
et nommé officier général
commandant du 2e Corps canadien, qu'il doit
entraîner en vue de l'invasion prochaine
de la Normandie.
Le 2e Corps canadien établit son
quartier général en France
en juillet 1944, au moment où la
campagne de Normandie semble s'enliser.
En juillet et en août, Simonds dirige
quatre importantes opérations contre
les Allemands : Atlantic, Spring, Totalize
et Tractable. Ce sont des opérations
difficiles contre un ennemi qui défend
âprement chaque parcelle d'un terrain
qu'il connaît bien. Malgré
le succès mitigé de l'opération,
le plan de Simonds pour Totalize
(7 août) est remarquable à
cause des tactiques ingénieuses mises
en uvre pour neutraliser les blindés
et les défenses antichars des Allemands.
C'est à cette occasion que Simonds
invente le « Kangaroo »,
un véhicule de transport de troupes
improvisé en débarrassant
des canons automoteurs Priest de leur pièce
d'artillerie. Grâce à l'opération
Tractable (14 août), les Canadiens
et les Polonais réussissent à
fermer la brèche de Falaise.
Le 27 septembre 1944, Simonds assure temporairement
le commandement de la Première Armée
canadienne, en remplacement du général
H.D.G.
Crerar. Il fait preuve à
nouveau d'une grande adresse tactique pendant
la libération de l'estuaire de l'Escaut
et la vigueur de son commandement plaît
à Montgomery.
Toutefois, Crerar reprend son poste, et
Simonds achève la libération
de l'Europe du Nord-Ouest à la tête
de 2e Corps canadien.
Après la guerre, Simonds demeure
en Angleterre à l'Imperial Defence
College. Il revient au Canada en 1949 comme
commandant du Royal Military College de
Kingston. De 1951 à 1955, il est
chef de l'état-major général
et il réorganise l'Armée canadienne
en vue de la guerre de Corée, puis
de la participation canadienne à
l'OTAN.
Guy Simonds s'est grandement distingué
parmi les généraux canadiens
qui ont participé à la Deuxième
Guerre mondiale. Aux dires de Montgomery,
il était parmi les Canadiens le seul
« général capable
d'assumer un haut commandement en situation
de combat ». Le général
Omar Bradley voyait en lui le « meilleur
des généraux canadiens »
et le général Sir Miles Dempsey
le « meilleur de ses commandants de
corps ». Tel qu'exprimé
par l'historien Jack Granatstein dans The
Generals, Guy Simonds a été,
aux yeux de ses contemporains et des historiens,
le meilleur soldat que le Canada ait produit
au cours de la Seconde Guerre mondiale.
| Lectures
suggérées: |
|
J.L. Granatstein, The Generals,
The Canadian Army's Senior Commanders
in the Second World War, 1993.
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